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Marie-Claire et l’écoute :
Pourquoi personne ne nous entend vraiment ?

illustration de Marie Claire, une femme aux bras croisés avec une expression condescendante, symbolisant l'invalidation de la souffrance et le manque d'écoute

Ou comment nous vivre dans un monde où l’on nous dit d’être résilients… mais où personne ne nous écoute vraiment.

Chapitre 1 :
Marie-Claire, ou l’art de l’invalidation généralisée

Marie-Claire, on la connaît tous. Elle prend mille visages. Elle est ce collègue qui, quand tu lui parles de ton épuisement, t’offre un sourire pincé et te lâche un “Ah, mais tout le monde est fatigué.” Elle est cet oncle qui, devant toute la famille, te conseille de “relativiser, parce que y’a pire ailleurs."

Marie-Claire, ce n’est pas juste une personne. C’est un système de pensée.

Une manière d’invalider la souffrance en la noyant sous des poncifs rassurants.

Elle est partout. Elle est dans les entreprises qui te demandent d’être résilient au lieu de questionner l’organisation du travail. Dans les gouvernements qui préfèrent t’expliquer que le problème, ce n’est pas le monde qu’ils construisent, mais ta manière de le vivre. Dans les slogans de développement personnel qui te répètent que tout est une question d’état d’esprit.

Marie-Claire, c’est le symbole d’un monde qui ne veut pas voir que la souffrance n’est pas une faiblesse individuelle, mais un symptôme collectif.

​Le pire ? C’est que nous avons tous, à un moment ou un autre, été des Marie-Claire pour quelqu’un.

Parce que la vraie écoute, celle qui ne cherche ni à rassurer, ni à conseiller, ni à minimiser, elle est rare.

illustration d'une femme élégante donnant un coup de pied dans une oreille géante. l'image symbolise la frustration face au manque d'écoute.q

Chapitre 2 :
L’illusion de l’écoute

Tu racontes une journée difficile, et on te coupe pour te parler d’une journée encore pire. Tu exprimes un mal-être, et on te répond “Ne t’inquiète pas, ça va passer.”

Ce n’est pas méchant. C’est même bien intentionné, souvent. Mais c’est là que tout se joue : on confond entendre et écouter.

Le psychologue Carl Rogers, pionnier de l’écoute active, disait que

“écouter véritablement quelqu’un, c’est l’un des actes les plus rares et les plus précieux.”

Pourquoi ? Parce que cela implique d’être entièrement présent, sans interrompre, sans chercher à meubler le silence, sans ramener à soi.

Mais qui fait ça aujourd’hui ?

Simone Weil expliquait que “l’attention est la forme la plus pure de la générosité.”

Et pourtant, combien d’entre nous écoutent réellement sans déjà préparer leur réponse dans leur tête ?

Nous vivons dans un monde où tout le monde veut être entendu, mais où personne ne veut écouter.

Prenons un exemple simple.

Imagine que tu es en train de te noyer.

Tu appelles à l’aide, et la personne sur le rivage te répond :

— Oh, je comprends, moi aussi j’ai déjà failli me noyer une fois !


Elle t’entend. Mais elle ne t’écoute pas.

Parce que si elle t’écoutait, elle saurait que tu n’as pas besoin d’un témoignage,

ni d’un “ça va aller”… mais d’une bouée.

illustration d'une bouée de sauvetage jetée à une main qui tente de sortir de l'eau, symbolisant le besoin d'une aide réelle.

Chapitre 3 :
Un monde qui entend, mais qui n’écoute pas

Et cette surdité ne touche pas que nos conversations privées. Elle est structurelle.

🔹 Dans la politique : On manifeste, on crie, on débat. Mais la réponse est toujours la même : “On vous entend.” Ce qui veut dire “On va faire semblant d’écouter, et continuer comme prévu.”


🔹 Dans le travail : Les salariés parlent de leur mal-être, et l’entreprise leur offre un atelier de méditation au lieu de revoir l’organisation du travail. Plutôt que de prendre en compte la souffrance, on apprend aux gens à mieux supporter l’insupportable.


🔹 Dans les relations sociales : Tu expliques un problème, et on te répond “Tu devrais voir le bon côté des choses.”Comme si la positivité pouvait être un pansement universel.

On entend. Mais on n’écoute pas. Parce qu’écouter, vraiment, c’est accepter que le problème n’est pas seulement celui qui souffre, mais tout ce qui l’entoure.

illustration d'un individu debout face à une foule sombre, séparé par une grande oreille colorée symbole de la soliktude face à un monde qui entend mais qui n'écoute pas.

Chapitre 4 :
Réapprendre à écouter, un défi révolutionnaire

Si écouter était facile, on saurait déjà le faire.

Mais la vérité, c’est que l’écoute authentique est un effort.


Accepter le silence. Le laisser s’installer sans le combler de conseils non sollicités.


Ne pas chercher de solution. Parce que parfois, ce dont on a besoin, ce n’est pas d’une réponse, mais d’être vu et entendu.


Reformuler au lieu de minimiser. Dire “J’entends que c’est dur pour toi.” plutôt que “Allez, ça va aller.”


Ne pas ramener à soi. Si quelqu’un parle de sa douleur, il n’a pas besoin de ton anecdote similaire, mais de ton écoute pleine et entière.

Conclusion :
Et si on devenait la personne qu’on cherche en vain ?

Tu sais cette sensation, quand tu es vraiment écouté ?


Pas juste entendu. Pas juste “validé”. Mais quand quelqu’un est là, pleinement, sans te couper, sans te conseiller, sans minimiser ce que tu ressens.


C’est rare, n’est-ce pas ?


C’est ce que tout le monde cherche. Et pourtant, si peu de personnes le donnent.


👉 La prochaine fois que quelqu’un se confie à toi, essaie.

Ne réponds pas. Ne donne pas de solution. Juste écoute.


Parce que dans un monde qui nous assourdit de bruit, devenir une oreille attentive est peut-être le plus grand acte de révolte possible.

 

🧐 Tu as lu jusqu’ici…

Mais es-tu vraiment une personne qui écoute ?

 

Tout le monde pense savoir écouter, mais la vraie écoute est rare. Et si tu testais où tu te situes ?

 

🎯 Fais le quiz et découvre si tu es cette perle rare… ou si tu fais juste semblant !

 

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